Non prise en compte de la souffrance animale
Je tiens à faire part de mon expérience traumatisante lors de la venue de mon chien Jap's au CHV Languedocia pour un scanner en urgence suite à une paralysie du train arrière.
À notre arrivée, Jap's était calme, réactif et sans douleur. Nous avons attendu tranquillement dans le véhicule, environ 1h, avant qu'il puisse être admis.
La vétérinaire m'a expliqué les examens qui allaient être faits, et les probabilités qui pourraient expliquer cette paralysie soudaine, ainsi que l'éventualité d'une opération coûteuse.
J'ai souhaité faire un câlin à mon chien avant de partir, ne sachant pas s'il resterait hospitalisé juste la journée pour le scanner ou plus longtemps si opération.
Il m'a alors été présenté au sol, une laisse accrochée au collier, sans aucun soutien de son bassin paralysé (ni harnais, ni alèse). Il tremblait et semblait souffrir. Face à mon questionnement, il m'a été répondu qu'« il venait de marcher », alors qu'il était dans l'incapacité de marcher !
Le diagnostic a été posé en fin de matinée : tumeur cancéreuse sur les vertèbres, inopérable. Seule alternative: l'euthanasie.
J'ai souhaité récupérer mon chien pour passer une dernière nuit avec lui avant de l'emmener chez son vétérinaire habituel et l'accompagner dans son dernier voyage.
Lorsque j'ai récupéré Jap's, il était ensuqué, ce qui m'a semblé normal vu qu'il avait été anesthésié pour le scanner. Mais vers 3h du matin, mon chien s'est trouvé dans un état de souffrance qui n'a fait qu'empirer jusqu'au matin. Je me suis rendue chez mon vétérinaire dès l'ouverture afin d'avancer l'heure d'abréger ses souffrances.
Après vérification sur les documents d'hospitalisation, il s'avère que Jap's était sous morphine à l'hôpital, et qu'il a été renvoyé à la maison avec un traitement largement insuffisant pour palier la douleur lorsque la morphine a cessé ses effets antalgiques.
Leur manque de compétence et d'empathie a été la cause d'une fin de vie dans la souffrance pour mon chien. Ils ont gâché nos derniers instants qui devaient être le temps des adieux et des derniers câlins.
Une saisine a été transmise au Conseil Régional de l'Ordre des Vétérinaires (CROV) et à la DDPP de l'Hérault.








